Tar de Todd Field

Les adjectifs manquent cruellement, comme pour les plus grands compositeurs, parfois, il y a certains accords qui n’ont pas encore été révélés.
Il y a assurément certains superlatifs qui n’existe pas encore pour qualifier la prestation de Cate Blanchett afin d’éviter d’avoir la sensation d’être dans le déjà vu.

Comment ne pas voir dans le rôle du Mastro sa plus belle représentation. De la voiture en passant par l’avion, d’entretiens en conseil d’administration, de répétitions au domicile conjugal.
Tar se pare d’un sens du cadre magistral que nous délivre Todd Field, que cela soit au travers de légers travelling ou de plan fixe. Tout semble clair, exposé au millimètre par les intentions du script très pointilleux.
Lorsque l’on entend le début de la musique on vacille, même si rien ne sonne faux, nous admirons à contre temps.

Puis les notes se font plus claires et petit à petit on aperçoit la trajectoire de sa derniere symphonie se présenter. Elle est macabre et éperdument amoureuse de son art. Au cours du film sur une embarcation, Maestro demande : «On pourrait se baigner quelques part ?» Le jeune assis à l’avant de la barque répond: «Pas dans la rivière, il y a plein de crocodiles, à cause d’un tournage avec Marlon Brando.» «Ils sont là depuis un bout de temps» retorque Maestro. Le jeune homme, lui lance, «Ils ont survécu». Ce moment résumerait presque à lui seul toute l’intention du film.

Voilà encore une prestation de Cate Blanchett qui laisse sans mots, comme un boxeur dans le coin on reste hagard. Il n’est jamais trop tard pour s’incliner devant pareil maestro. Sa préstation stratosphérique de Tar représente bel et bien l’art.

Ma Note

5 / 5