L’origine du mal de Sébastien Marnier


Tout débute par un balais des corps dans un vestiaire où des papiers sont distribués. On aperçoit alors Laure Calamy sur un banc dans le vestiaire. Le menton vers le haut, dernière respiration avant son travail et son entrée sur scène pour jouer la comédie. L’origine du mal suit une famille où le patriarche après à un AVC est en difficulté dans sa propre famille. Sa femme, sa fille, jusqu’à sa petite fille cherche à le mettre sous tutelle. L’émancipation gagne le domaine. Le tout filmé avec élégance et un sens du cadre remarquable. L’utilisation du split screen est très intelligent, que cela soit pour le dîner ou pour une des séquences de fin du film presque fantomatique. La distribution est absolument parfait. Voilà une demeure où habite le drame et pourtant cette même demeure est entouré d’un flot d’amour qui rêverais de s’approcher du rivage. Porté par une bande originale de Pierre Lapointe et Philippe Brault qui surprend dans son utilisation des instruments. Comme les pièces de cette grande demeure où porcelaine,  grandes marques et même animaux empaillés se côtoie. L’origine du mal est peut-être sous-jacente..
Être et se sentir indispensable, besoin d’avoir un certain contrôle, l’envie irrémédiable de s’évader, achats compulsifs. L’origine de tant de désir à travers les protagonistes. Tout ici ne s’explique pas, on acquiesce et laisse le mal gangrener petit à petit espérant peut être que surgissent l’origine du bien.

Ma Note

4 / 5