La femme de Tchaïkovski de Kirill Serebrennikov

Avec « La femme de Tchaïkovski » en compétition et moins d’un ans après la projection de son dernier long-métrage « La fièvre de Pietrov » à Cannes 2021 et du magnifique « Leto ». Kirill Serebrennikov n’est plus assigné à résidence en Russie et à quitté le pays pour se réfugier en Allemagne. Enfin le réalisateur ultra prolifique en tant que cinéaste ( 2 films en préparation) mais aussi l’homme de théâtre qui est actuellement en pleine tournée en Allemagne avec sa pièce, a pu assister à la projection de son film au théâtre lumière. Que de puissance et de force dévastatrice sur une épouse adoratrice du soleil noir. Interpretée par Alyona Mikhailova absolument magnifique dans le rôle de l’épouse de Tchaïkovski. Éperdument amoureuse, d’un homme pour qui la flamme ne s’est jamais allumée ou même le doigt trop imposant dit non à l’anneau de l’union. Encore une fois Serebrennikov surprend par sa mise en scène et ce peu importe le sujet du film. On retrouve de longs plans séquences toujours aussi envoûtants. Porté par une théâtralité qui côtoie par certains moments un côté baroque, en particulier vers le dénouement du film. Plus sombre par son sujet que  » la fièvre de Pietrov « , ici la veuve pleure éperdument comme une symphonie qui ne se terminerait jamais. Désenchantée, car malheureusement, jamais enchantée.

Ma Note

4/5