Critique La Nuée de Just Philippot

Réalisateur

Just Philippot

Avec

Suliane Brahim, Sofian Khammes, Marie Narbonne, Raphaël Romand…

Durée

1h41

Sortie

Le 4 Novembre 2020

Le Pitch

Pour sauver sa ferme de la faillite, une mère de famille célibataire élève des sauterelles comestibles.

Bande Annonce

Mon Avis

La nuée à tout d’abord débuté à Nantes au festival So Film, grâce à Farid et Thierry Lounas, producteur et distributeur du label cinéphile indépendant Capricci et directeur du festival. Tourner en nouvelle-aquitaine et auvergne Rhône-Alpes sur un scénario de Jérôme Genevray et Franck Victor. Thierry Lounas à proposer à Just Philippot la réalisation du film, le cinéaste qui signe ici son premier long-métrage avant cela son travail débute a travers quatre courts-métrages dont « Acide ». Le scénario d’origine lui laissait de la place en tant que réalisateur, mais aussi celui de porter un propos des thèmes pouvoir faire du cinéma. Pas que profiter du scénario y mètre du désir. Le film ne manque pas à sa tâche et fait preuve d’un grand désire de cinéma. Dans le monde d’après, le cinéma de genre français se relève effrayant, intelligent et dans l’air du temps socialement. Pas de surenchère en vain dans le gore comme peu parfois nous proposer le cinéma de l’oncle Sam. On entend et imagine aisément, nous devenons spectateurs des mutations de ce que le cinéma français peut nous transmettre de plus brillants. On plonge à travers le regard d’une mère, interprétée par la formidable Suliane Brahim un doux mélange de Charlotte Gainsbourg et du remarquable documentaire « Anaïs s’en va-t-en guerre » de Marion Gervais. Comme Anaïs dans le documentaire, Virginie est seule face au monde agricole, suite au suicide tragique de son mari auprès des chèvres. Elle tente de se battre pour améliorer le confort de vie de ces enfants Laura et Gaston. Face à sa découverte elle va-tout donné pour sa famille et effectuer sa nuée, quitte à devenir un danger pour elle-même et ces enfants. Plonger dans un engrenage par sa faute, mais aussi à cause du capitalisme. Quand le domaine agricole rencontre le cinéma de Ridley Scott et de Jeff Nichols, cela donne une nuée impressionnante, par sa mise en scène et la richesse d’un scénario absolument remarquable. Just Philippot signe un très grand premier film de quoi déjà être affamé pour la suite de sa carrière.

Ma Note

4,5 / 5

 

Un commentaire

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