Critique Les Misérables de Ladj Ly

Réalisateur

 Ladj Ly

Avec 

Damien Bonnard, Alexis Manenti, Djebril Didier Zonga…

Durée

1H42

Sortie

Le 20 Novembre 2019

Le Pitch

Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, deux « Bacqueux » d’expérience.

Bande Annonce

Mon Avis

Été 2018, la France est embrassée par le soleil de l’été et par la victoire des bleus en coupe du monde. Tout le monde descend dans le centre de Paris et pour certain Parisien on redécouvre ou découvre pour la première fois les Champs-Élysées en liesse. Durant le même été, on fait la connaissance de Stéphane interprétée par Damien Bonnard. Qui se retrouve en première ligne sur Paris avec la BAC, après avoir demandé sa mutation pour se rapprocher de son fils. Il est accompagné par Djebril Didier Zonga dit Gwada et Alexis Manenti dit Chris, qui a la double casquette sur le film ayant collaboré aussi à l’écriture du scénario. L’aventure sur « Les Misérables » a débuté en 2017 par un premier court-métrages disponible sur internet. En passant aux longs-métrage, aucun bouleversement dans l’équipe on reprend les mêmes.

Déjà implanté depuis 10 ans à Montfermeil dans le 93, le personnage de Chris un tantinet biberonné par « Training Day » et la fameuse réplique de Denzel Washington  » C’est moi la rue » prononcer dans un kebab. Cependant, personne n’y crois et encore moins lui-même. Face à lui il fait face au personnage de Damien Bonnard, calme et bien plus à l’écoute, pas besoin de connaitre comme sa poche le quartier comme Chris pour imposer le respect. Le film est construit en trois actes assez bien distincts. Dans un premier temps on fait connaissance à travers le récit des nouveaux collèges de Stéphane et de son affectation à la BAC de Paris, il va faire la rencontre de personne qui contrôle plus ou moins la cité pour continuer à faire prospérer leur marché. Le film se sert et cela de manière assez intelligent du drone que cela soit pour mètre en scène le film et aussi à travers le récit pour en faire un élément déclencheur. Plus on avance à travers l’histoire, plus on repense alors aux émeutes de 2005. Comme le dit l’un des protagonistes du film, « en 2005 vous avez tout cramé, cela vous à apporter quoi ? Rien du tout, car rien n’a changé. Rien ne change, même les moments de détente à travers le film, qui pourrait avoir une connotation liée à la comédie. Eh bien non, la tension reste toujours palpable comme durant la scène où les enfants jouent avec l’eau. Cette sensation d’assister à un film qui ne dispose à aucun moment d’un cran de sureté qui permettrait d’apaiser les esprits. Non, nous sommes devant un film qui doucement, mais surement bascule dans l’irréparable. On remarquera la présence dans la distribution d’acteur présent dans les clips de PNL. Les lions sont lâchés, sous la chaleur d’un été victorieux. Ladjy Ly prend la hauteur nécessaire d’un récit admirablement construit, caméra à l’épaule au plus près des corps « La haine » à enfin un digne héritier.

Ma Note  
4 / 5

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