Critique Deux Fils de Félix Moati

 Réalisateur 

Félix Moati

Avec 

Vincent Lacoste, Benoît Poelvoorde, Mathieu Capella, Anaïs Demoustier, Noémie Lvovsky, Constance Rousseau, Lola Creton…

Durée 

1H30

Sortie 

13 Février 2019

Le Pitch 

Joseph et ses deux fils, Joachim et Ivan, formaient une famille très soudée. Mais Ivan, le plus jeune, collégien hors norme en pleine crise mystique, est en colère contre ses deux modèles qu’il voit s’effondrer. Car son grand frère Joachim ressasse inlassablement sa dernière rupture amoureuse, au prix de mettre en péril ses études de psychiatrie. Et son père a décidé de troquer sa carrière réussie de médecin pour celle d’écrivain raté

Bande Annonce 

Mon Avis 

Tout premier film, de Félix Moati, après une année 2018 assez riche où on l’a vu dans « Gaspart va au mariage » d’Antony Cordier et aussi « Le grand bain » de Gilles Lelouch. Assez drôle de remarquer que certaine séquence de son premier film, ont un lien avec ces précédent film. Même si cela s’apparente plus à un clin d’oeil comme le fait que le jeune dernier Mathieu Cappella, véritable révélation du film, sorte avec son école dans un zoo. Ou encore la très belle scène aquatique avec Vincent Lacoste et Anaïs Demoustier pouvant rappeler « le grand bain ». Le premier film de Félix Moati, est bien entendu très personnel, que cela soit l’affiche du film illustré par Floc’h, qui a travaillé avec Alain Resnais et Woody Allen et bien d’autres. Savoureux, grâce à son écriture et pas que musicalement proche d’un Woody Allen pour la sonorité Jazz du film, non l’écriture s’en rapproche aussi plus particulièrement du côté de son humour joyeusement dépressif.1923269.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx[1]

À travers les trois acteurs principaux, se dégage une obsession plus ou moins différente, selon les protagonistes. Ivan a comme obsession de tomber amoureux, tout comme Félix Moati il aime les belles nuques des femmes. C’est d’ailleurs sa première phrase d’approche envers sa dulcinée. Cela est aussi un style de mise en scène que l’on retrouve très souvent dans le film, la caméra se retrouve bien souvent derrière la nuque ou alors très proche du visage. En amour de l’amour, mais pas que, un autre amour se fait grandement ressentir celui envers le cinéma. Pour ce qui est du personnage de Vincent Lacoste, tout va mal, il se répète insatiablement qu’il sera le plus grand psychothérapeute mais n’a toujours pas rendu sa thèse a son prof en plus de cela il est depuis peu fraîchement célibataire. La force semble l’avoir quittée, cette même force pour qui son petit frère prenait plaisir à admirer, semble cet égaré. Du côté du père, tout semble plus simple, la mort se rapprochant petit à petit de sa famille, jusqu’à toucher son frère. Il se sépare de son cabinet de médecin et se lance à tombeaux ouvert pour celle d’écrivain. Il s’y dégage, l’obsession d’être peut-être passé à côté de quelque chose et aussi de la jalousie à l’égard du fils aîné. Ce qui semble le plonger inexorablement dans une grande mélancolie. Irrésistible dépression en famille, voici une thèse complexe, où les écrits prédestinés d’une vie semblent se perdre dans les dédales des années qui passent. À l’écoute derrière la porte, le tigre se prépare cependant de nouveau à rugir.

Ma Note 

4 / 5 1906082.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx[1]

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