Critique La Favorite de Yórgos Lánthimos

Réalisateur

Yórgos Lánthimos

Avec

Emma Stone, Olivia Colman, Rachel Weisz, Nicholas Hoult, Joe Alwyn…

Durée

2H00

Sortie

6 Février 2019

Le Pitch

Début du XVIIIème siècle. L’Angleterre et la France sont en guerre. Toutefois, à la cour, la mode est aux courses de canards et à la dégustation d’ananas. La reine Anne, à la santé fragile et au caractère instable, occupe le trône tandis que son amie Lady Sarah gouverne le pays à sa place. Lorsqu’une nouvelle servante, Abigail Hill, arrive à la cour, Lady Sarah la prend sous son aile, pensant qu’elle pourrait être une alliée. Abigail va y voir l’opportunité de renouer avec ses racines aristocratiques. Alors que les enjeux politiques de la guerre absorbent Sarah, Abigail quant à elle parvient à gagner la confiance de la reine et devient sa nouvelle confidente. Cette amitié naissante donne à la jeune femme l’occasion de satisfaire ses ambitions, et elle ne laissera ni homme, ni femme, ni politique, ni même un lapin se mettre en travers de son chemin.

Bande Annonce

Mon Avis

Pas de passage à Cannes cette année pour le retour de Lanthimos comme il avait été le cas pour « Mise à mort du cerf Sacré » en 2017, le film a été présenté en septembre dernier à la Mostra de Venise. Remportant au passage la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine pour l’excellente Queen Anne, interprétée par la formidable Olivia Colman. À la faveur des servantes, dans la chambre se livre au pied du lit la guerre des sentiments et des attouchements on y prend souvent son pied. Même à travers l’absurde, cela ne déroge pas à la règle qu’il n’y a qu’une seule reine à la fin du règne. Cynique au possible, la confrontation entre Emma Stone et Rachel Weisz est assez délicieuse dégoulinant d’une cruauté qui ressemble tellement à son réalisateur. Ce qui peut être une qualité, mais qui pour la première fois dessert son film. L’impression que Lanthimos se languit de faire du sale, que cela soit dans la mise en scène où l’inspiration semble s’évaporer à mesure qu’il s’éloigne des corps ou alors le bruit de fond inaudible et bien horrible de Johnnie Burn( Coordinateur de la musique). Cette sensation de vouloir à tout point choquer ou déranger son spectateur et qui finalement dessert complètement le récit comme si son œuvre avait besoin d’être enlaidi pour lui ressembler. Cependant, malgré certaines longueurs le film resté passionnant par son trio d’actrices, mais aussi par le travail remarquable de Robbie Ryan( Directeur de la photographie.

Ma Note

3, 5 / 5

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