Critique Le Jeu de Fred Cavayé

Réalisateur

Fred Cavayé

Avec

Bérénice Bejo, Suzanne Clément, Stéphane De Groodt, Grégory Gadebois, Vincent Elbaz, Doria Tillier, Roschdy Zem, Fleur Fitoussi…

Durée

1H30

Sortie

17 Octobre 2018

Le Pitch

Le temps d’un diner, des couples d’amis décident de jouer à un « jeu » : chacun doit poser son téléphone portable au milieu de la table et chaque SMS, appel téléphonique, mail, message Facebook, etc. devra être partagé avec les autres. Il ne faudra pas attendre bien longtemps pour que ce « jeu » se transforme en cauchemar.

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Bande Annonce

Mon Avis

L’enfermement est une part importante dans le cinéma de Fred Cavayé. Dans pour  »Elle » un homme interprété par Vincent Lindon cherche à sortir sa femme de prison. Dans  »A bout portant » on cherche à faire sortir un individu d’un centre hospitalier. L’enfermement n’est pas que physique, il est aussi psychologique que cela soit lié par les erreurs du passé dans « Mea Culpa » ou purement économique dans « Radin », on reste souvent enfermé un long moment, dans ces certitudes. Le jeu, ne déroge pas à la règle, bien au contraire. On reste ici enfermé le temps d’un dîner, autour d’une table dans un appartement, cadenasser dans le mensonge, face aux jeux de la vérité. Finement bien dialogué, passant en revue les problèmes et indiscrétions des uns. Le film, n’élude rien des problèmes de notre société, où un simple jeu peut tour à tour déchirer n’importe quel convive et voir ainsi piétiner son jardin secret. Le traitement du personnage de Gregory Gadebois, dans le rôle de Ben est remarquable, tout comme est très touchant celui du couple interprété par Bérénice Bejo et Stéphane de Groodt, celle d’une psy qui ne sait plus comment s’y prendre avec sa fille ni même avec son mari ou le mal-être se ressent, mais ne s’exprime pas ou plus. De ce jeu, où la moindre sonnerie nous alerte nous tenant en haleine se demandent qui sera le prochain à subir la foudre d’un portable en pleine activité. Seule déception, la fin d’un diner qui se cherche. Comme si les mots prononcés n’avaient jamais existé par peur de vouloir avancer. Comme le dit, un vieil adage, vivons heureux vivons téléphone coupé. Voilà un dîner copieusement garni, rien n’est éclipsé encore moins les tournant de la vie. Entrée dans le rire pour un plat de l’arme et sa farandole de questionnement.

Ma Note

3,5 / 5 0807365.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx[1]

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2 commentaires

  1. J’ai hésité à aller voir ce film, aujourd’hui. En lisant le résumé (car j’évite habituellement les BA^^), il me semblait bien qu’il s’agissait d’un huis-clos sous le prétexte renouvelé. de la technologie. Tu confirmes cette impression, le pari est intéressant. J’irai le voir, même si je reste un peu réticente face aux thèmes abordés qui semblent être très estampillés « comédie française », classiques et sans grande originalité. Mais après, si c’est bien traité, pourquoi pas !

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