Critique Phantom Thread de Paul Thomas Anderson

Réalisateur 

Paul Thomas Anderson

Avec 

Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville, Harriet Sansom Harris, Camilla Rutherford, Brian Gleeson, Julia Davis, Gina McKee, Lujza Richter…

Durée 

2H11

Sortie 

14 Février

Le Pitch 

Dans le Londres des années 50, juste après la guerre, le couturier de renom Reynolds Woodcock et sa soeur Cyril règnent sur le monde de la mode anglaise. Ils habillent aussi bien les familles royales que les stars de cinéma, les riches héritières ou le gratin de la haute société avec le style inimitable de la maison Woodcock. Les femmes vont et viennent dans la vie de ce célibataire aussi célèbre qu’endurci, lui servant à la fois de muses et de compagnes jusqu’au jour où la jeune et très déterminée Alma ne les supplante toutes pour y prendre une place centrale. Mais cet amour va bouleverser une routine jusque-là ordonnée et organisée au millimètre près.

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Bande Annonce 

Mon Avis 

Un nouveau film, de PTA aka Paul Thomas Anderson, se fait désirer dès le lancement du tournage. Il fait partie de ces très grands réalisateurs, que l’on suit attentivement aux files des années. Déjà 7 films au compteur « Boogie Nights » en 1998, « Magnolia » en 2000 avec Tom Cruise, « Punch-drunck love » avec Adam Sandler en 2003. L’immense « There Will Be Blood » avec pour le rôle titre Daniel Day-Lewis qui remportera par la même occasion le second Oscars de sa carrière, en 2008. Et pour finir « The Master » avec Joaquin Phoenix et le regretté Philip Seymour Hoffman. Que l’élégance et la démarche sont belles. Concentré sur sa feuille blanche sûre c’est rituel du quotidien. Il pensait s’affranchir de l’amour, pour éviter que son esprit ne s’obscurcisse dans cette maison où le calme semble indissociable à son apaisement créatif.4778673.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Daniel Day-Lewis est encore une fois incroyable que cela soit dans l’interprétation où la gestuelle tout est absolument formidable. Alma, interprété ici par la merveilleuse Vicky Krieps jeune muse, sensuelle et peu discrète qui vient troubler l’ordre établi et bousculer la créativité de ce créateur de haute renommé que tout le monde s’arrache. C’était sans compter sur ce bruit qui déstabilise plus d’un homme, le fameux bruit de cuisson. Celui qui ferait fondre plus d’une poêle, mélangé le tout à une noisette de beurre cet amour, va se consumer et cristalliser constamment au fil des années cette envie indéniable de faire renaître à chaque cueillette un amour intoxiqué. Tout grand gourmand aspire à un repas fin et délicat. Dans cette doublure à l’abri des regards indiscrets se cache un chef-d’oeuvre venimeux, asseyons-nous à cette sublime table et profitons d’un repas magistralement servi par monsieur Paul Thomas Anderson.

  Ma Note 

5 / 5 4750548.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

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