Cannes 70 : Compétition Le Musée des Merveilles de Todd Haynes

Réalisateur

Todd Haynes

Avec

Michelle Williams, Julianne Moore, Millicent Simmonds, Oakes Fegley.

Durée

2H00

Sortie

15 Novembre 2017

Le Pitch

L’histoire de deux enfants, tous deux sourds, à différentes époques, l’un en 1927, l’autre en 1977. Ces deux enfants s’échappent de New York. Malgré le gouffre entre ces deux périodes, ils sont tous deux connectés par un mystère en attente de résolution.

Wonderstruck - Millicent Simmonds

Teaser

Bande Annonce

MON AVIS

À ton encore besoin de présenter, qui est Todd Haynes ? Non, mes petits rappellent déjà hauteur de « Safe » en 1995, « Velvet Goldmine » en 1998 et surtout « Loin du Paradis » en 2002 film primé à Venise pour l’incroyable interprétation de Julianne Moore à qui ont décerna, la coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine. En 2007, il revient avec « I’m Not There » un film qui revenait à travers les âges et à travers six acteurs différents sur la vie de Bob Dylan. Puis en 2011, Haynes se tourne vers le monde du petit écran et sur HBO avec la minisérie « Mildred Pierce ». Cinq épisodes sur le Los Angeles des années 30. Ou Kate Winslet, qui incarne Mildred Pierce doit se battre pour subvenir aux besoins de sa famille. L’année 2015, signe le grand retour de Todd Haynes au cinéma avec « Carol » présenter au Festival de Cannes en compétition. L’histoire d’amour magnifique de Carol interprété par Catt Blanchett et de la jeune Rooney Mara qui incarne Therese. Qui pour ce sublime rôle, décrocha le prix d’interprétation féminine. Une relation bien complexe pour l’époque dans un New -York des années 1950.

Nous voici en 2017 et Todd Haynes ouvrent

Le Musée des Merveilles

Nous sommes tous dans le caniveau, mais certain regarde les étoiles. Une citation que Ben, 9 ans à bien du mal à comprendre dans les années 1970. Il est joué ici par Oakes Fegley que l’on n’a pu découvrir en 2016 dans « Peter et Elliott le dragon réalisé par David Lowery. Un soir dans le grenier, il retrouve dans les affaires de sa mère jouer par la douce et toujours impeccable Michelle Williams. L’indice qui pourrait le conduire à son père un livre du nom de Wonderstruck.

Dans une autre époque celle de 1927, nous fessons la connaissance de Rose, interprétée par Millicent Simmonds jeune demoiselle vivant dans le monde du silence. Native de l’Utah, qui comme Rose dans le film est elle-même sourde. Au-delà d’un monde sans son, Rose doit faire face malheureusement à celle d’un père inaudible, dont elle ne comprend pas, ces gesticulations dans sa riche demeure. Isolée par sa surdité, elle se prend de passion pour la carrière d’une mystérieuse actrice.

Deux jeunes enfants, vont prendre la direction de New-York à deux époques différentes.

Le Musée des merveilles, est de l’auteur à succès Brian Selznick, ses livres ont reçu de nombreuses distinctions, dont la médaille Caldecott pour « L’invention de Hugo Cabret », adapté par Martin Scorsese au cinéma sous le titre de « Hugo Cabret » sortie en 2011. Avec Wonderstruck, Selznick n’est pas que l’auteur comme il avait pu l’être pour Scorsese, il est aussi scénariste. Plonger dans le monde du silence et de l’enfance. De deux jeunes enfants, à la recherche d’un proche, d’un nouveau chemin. Que de grâce et de douceur chez Todd Haynes qui réalise ici l’un des plus grands films sur le monde de l’enfance. On n’est tout de suite saisi, par le travail incroyable produit par son dernier film. Les époques ne sont pas les mêmes, tantôt en noir et blanc pour tout ce qui s’agit du destin de Rose. Quant à celle de Ben elle beigne dans la couleur. En plus du travail sur l’image, il y a aussi celui du son incroyable sur le bruit et la musique. Avec comme chef d’orchestre, le très grand Carter Burwell, à qui l’on ne doit ni plus ni moins que « The Big Lebowski », « O Brother », « The Barber », « Ladykillers », « No Country for Old Men »et encore « True Grit » des frères Coen. Fidèle parmi les fidèles Burrell travaille aussi avec Spike Jonze pour « Dans la peau de John Malkovich », « Adaptation » ou encore « Max et les Maximonstres ». Sans oublier la saga pour ados « Twilight ». Avec Wonderstruck, il réalise ici une des plus belles bandes originales, de sa déjà riche et incroyable carrière. Les thèmes et les sonorités se mélangent à merveille, car la musique ici prend une part plus que primordiale dans ce dernier film de Todd Haynes, elle n’est ni plus ni moins que l’un des personnages centraux, celle qui fait le lien entre le passé et le présent.

Le travail, sur la reconstitution, de 1927 représenté en noir et blanc est incroyable de précision. Tout comme celui, de 1977 où l’on aperçoit déjà les premiers ravages de la drogue et l’extrême pauvreté dans certains quartiers new-yorkais. Le tout étant filmé à hauteur d’enfant, ce qui rend l’immersion encore plus saisissante. Tout le travail sur les décors est à mettre au crédit de Mark Friedberg, chef décorateur chez entre autres Wes Anderson, mais aussi chez Ang Lee avec qui il a travaillé sur « Un jour dans la vie de Billy Lynn » avec Wonderstruck, Friedberg aura marqué l’année 2017 de son talent.

Le cinéma de Todd Haynes, est un pur bonheur. Un moment émotionnellement marquant et magique, un tour de manège inoubliable et ce peu importe l’âge. Voilà un voyage, que l’on n’oubliera pas. Celui d’un film à la poésie et à l’émotion qui restera indélébile sur moi en cette année 2017.

MA NOTE

5 / 5

Wonderstruck

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