Critique Un Jour Dans La Vie De Billy Lynn de Ang Lee

Réalisateur : Ang Lee

Avec : Joe Alwyn, Kristen Stewart, Garrett Hedlund, Steve Martin, Vin Diesel, Chris Tucker, Ben Platt, Tim Blake Nelson, Deirdre Lovejoy…

Durée : 1h53

Sortie : 1 Février 2017

Le Pitch

En 2004, Billy Lynn, un jeune Texan de 19 ans, fait partie d’un régiment d’infanterie en Irak victime d’une violente attaque. Ayant survécu, il est érigé en héros, ainsi que plusieurs de ses camarades. Et c’est avec ce statut qu’ils sont rapatriés aux Etats-Unis par l’administration Bush, qui désire les voir parader au pays.

0047521BON A SAVOIR

Ang Lee a utilisé une technologie inédite dans l’histoire du cinéma puisqu’il a tourné son film à 120 images par seconde en résolution 4K et en 3D. Le superviseur technique Ben Gervais   explique : « Le 4K permet de doubler le nombre de pixels par image, horizontalement et verticalement, par rapport au 2K – ce qui fait qu’il y a quatre fois plus d’informations. Si vous ajoutez à cela le fait que le film a été tourné en 3D, alors la quantité d’information est encore doublée, ce qui signifie qu’on est en tout à huit fois la quantité d’informations d’une image traditionnelle. En choisissant de filmer à 120 images par seconde au lieu de 24, les spectateurs reçoivent 40 fois plus d’informations que face à un film en 2D au format 2K à 24 ips. »

(Source Allocine)

 

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BANDE ANNONCE

MUSIQUE DU FILM

Heroes – Scala and Kolacny Brothers

Destiny’s Child – Soldier ft Lil Wayne ft. T.I., Lil’ Wayne

MON AVIS

Le retour d’Ang Lee, en toute discrétion malheureusement pas loin de 5 ans après le très beau, « L’Odyssée de Pi », qui racontait l’histoire de Pi Patel joué par Suraj Sharma, seul survivant après un terrible naufrage. On retrouve le cinéma d’Ang Lee, cette fois si aux Etats-Unis, ce n’est pas une première bien loin delà, il y a eu avant tout cela « Chevauchée avec le diable » en 2001, puis le plus surprenant au regard de sa filmographie « Hulk » en 2003 et l’inoubliable « Secret de Brokeback Moutain » en 2005, avec lequel il remporta l’oscar du meilleur réalisateur. Sa dernière incursion dans le cinéma Américain remontait en 2009 avec « Hôtel Woodstock » qui retraçait les évènements de 1969, du plus culte festival de musique hippie.

Dans mon concert de louanges envers ce film, le travail exceptionnel d’Ang Lee, au plus près des corps et en gros plan. Jouant d’un montage tout simplement prodigieux entre le retour et le passé de Billy Lynn. Le tout avec une telle simplicité, pas besoin de grosse ficelle pour cela, temps d’une certaine manière sa mise en scène semble à tout point naturelle.

Le film est l’adaptation du roman du même nom écrit par l’auteur Américain Ben Fountain publié en 2012. Là, nous sommes en 2004 Billy Lynn rentre de mission, avec son équipe appeler « BRAVO« . Accueillis en véritables héros par une nation, empêtrée dans la guerre tant voulue et désirée par l’oncle Bush. Un retour au pays en grande pompe, avec célébrations de leur exploit, à la mi-temps du match en compagnie des Destiny’s Child, la parade promet d’être grandiose.

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Dalla, Texas le jour de Thanksgiving

Plaisir fou et pas des moindres pour ce chef-d’œuvre, le casting est à tout point fabuleux. On retrouve Chris Tucker, bien trop rare, c’est dernier temps au cinéma. Il joue ici un producteur recommandé par l’armée et nous livre une magnifique prestation, des magnifiques prestations voilà un terme qui pourrait devenir récurent à lecture de cette critique. Temps le charme et la justesse de ce casting est incroyable. Revenons à Chris Rock qui a trouvé les bons mots pour parler des héros de guerre, « Ce n’est pas une unité d’élite, ceux sont des garçons ordinaires, qui ont atterri dans une guerre, qui n’a pas la côte et ils ont tissé des liens solides et fraternels ». Tucker, les suit au cours de cette journée histoire de vendre une nouvelle belle et inoubliable histoire du courage Américain, espérant pouvoir négocier un mirobolant cachet, avec au casting ni plus ni moins que Hilary Swank.

Stovall au Texas, Billy en profite avant le jour de Thanksgiving et de la grande parade pour rendre visite à sa mère et à son père. Sans oublier sa sœur Kat jouée ici par Kristen Stewart qui apparaît tellement douce et d’une fragilité renversante, espérant que Billy n’y retourne pas estimant, étant héros de guerre que sont frère a fait sa part. Alors que lui-même, au fur et à mesure que le film passe la question de repartir se pose.

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Notre Héros attire l’attention, joué magnifiquement bien par Joe Alwyn ici pour la première fois au cinéma, que l’on retrouvera ensuite dans le nouveau film de Rites Batra, réalisateur Indien de « The Lunchbox« , « The Sence of an Ending« . Au cours d’une conférence de presse, Billy, va croiser le regard de « Faison Zorn « Zorn dit colère en Allemand, joué par Makenzie Leigh coup de foudre immédiat durant la fameuse conférence de presse qui est tout aussi inattendue et qui joue sur une certaine vérité rêvée des mots, où Ang Lee s’amuse sur les couleurs jusqu’à nous perdre entre rêve et réalité. Cette histoire me fait repenser au tout début du film, où Billy Lynn se réveille d’une belle gueule de bois en retard, le sergent lui demande s’il ne se fout pas un peu de sa gueule, Billy répond qu’il rêvait d’une cheerleader, une manière possible de nous dire que toute histoire possible entre Billy Lynn et la demoiselle tient plus du rêve fantasmé.

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Norm Oglesby joué ici par Steve Martin, un producteur et propriétaire d’une équipe de football américain, ignoble comme peu l’être dans le même genre un présidant fraîchement élu au Etats-Unis, le parallèle entre les deux semble tellement évidant en espérant comme à Alamo que le Mexique l’emporte à la fin.

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Être mis à l’honneur, pour la pire journée de sa vie, par la grâce de dieu, des médias et des hommes politiques, affiché en égérie de luxe pour rendre la fierté de l’Amérique. Un pamphlet contre la guerre qui se revendique apporter la démocratie et trouver par la même occasion des armes de destructions massives. Terrible constat et tristesse, d’un film qui amène à la réflexion, envers un monde qui n’a jamais été aussi proche du chaos. Un jour dans la vie de Billy Lynn est un chef-d’œuvre, qui se permet le luxe d’avoir encore des rêves.

MA NOTE

5 / 5

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