Réalisateur : Ludovic Bernard

Avec : Ahmed Sylla, Alice Belaïdi, Kevin Razy, Nicolas Wancycki, Waly Dia…

Durée : 1h43

Sortie : 25 Janvier 2017

Le Pitch

« Pour toi, je pourrais gravir l’Everest ! »

Samy aurait mieux fait de se taire ce jour-là…. D’autant que Nadia ne croit pas beaucoup à ses belles paroles. Et pourtant… Par amour pour elle, Samy quitte sa cité HLM et part gravir les mythiques 8848 mètres qui font de l’Everest le toit du monde. Un départ qui fait vibrer ses copains, puis tout le 93 et c’est bientôt la France entière qui suit avec émotion les exploits de ce jeune mec ordinaire mais amoureux. A la clé, un message d’espoir….

416474-jpg-r_640_360-f_jpg-q_x-xxyxx1BANDE ANNONCE

MON AVIS

Premier film de Ludovic Bernard, l’homme a un beau CV en tant que premier assistant réalisateur, « Ne le dis à personne »  et « Les petits mouchoirs » de Canet, le biopic en deux parties de « Mesrine », « La Haine et Assassin(s) » de Mathieu Kassovitz, ainsi que trois films de Besson « The Lady », » Malavita » et « Lucy ».

L’histoire est tournée au Népal durant 5 semaines, jusqu’à 6000 mètres au-delà de cette attitude cela poserait un problème technique. Le reste des images a été réalisé en France à Chamonix.

 Ce n’est pas le cinéma que j’aime, au temps le dire. Ce n’est pas une honte non plus, la honte je l’ai déjà découvert.  J’aime énormément le cinéma et écrire en bien ou en mal, exprimer tout simplement ce que j’aime ou n’aime pas d’un film . Quand le film ne mérite pas une critique je ne l’écris pas, tout simplement.

 Pourquoi je me forcerais?

Exemple récent « Faut pas lui dire » de Solange Cicurel, mon premier malaise vagal de l’année 2017 que je déconseille fortement, à moins que toi aussi tu sois comme moi sadomaso, ces 1H36 sont alors fait pour toi.

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 Dans la même semaine j’ai découvert trois films Français dont un qui s’appelle « Patients » de Grand Corps Malade et de Mehdi Idir, sortie le 1er Mars, petit teaser la critique est presque déjà prête. Ce sont deux films de genre différent, mais Putain, dans « Patients », il y a un véritable travail de mise en scène, c’est intelligent et finement dialogué et le casting…je m’arrête la suite de la critique prochainement.

Fin du ravitaillement, reprenons la route vers « l’Ascension » point positif Ahmed Sylla. Je ne suis pas un fan de la personne, vu que je connais très peu son travail. Je sais juste qu’il est comme moi Nantais, facile j’avoue. Mais au-delà de cela le garçon sans sort pour un premier rôle.

Après, la chute est brutale  et qu’elle chute malheureusement. Dès le début, j’ai un gros souci avec le montage et le découpage des scènes qui sont affreuses passant du quartier, radio à la montagne, reprenant en continu un déroulement d’une simplicité navrante. L’immersion proposée par notre héros Samy, n’est jamais totale, la souffrance n’est jamais palpable, merde tout de même c’est L’Everest et non la montée de cinq étages d’un immeuble où l’ascenseur est en panne. J’exagère un peu, mais ce découpage tellement scolaire du récit, nous retire toute forme d’immersion et cela m’énerve grandement. Quand celui-là est répété et répété et répété comme mon texte là, cela en devient très vite plus que lassant. Autre sujet de mécontentement toutes les scènes de radios sont franchement horribles très très mal jouées par Kevin Razy et Waly Dia. Je ne reviendrais pas en détails sur la scène de fin aussi indigeste et peu solide qu’un plateau-repas composé de neige.

Pour en finir, la grandeur des paysages ne fait pas la grandeur d’un film, même si celui-ci est inspiré d’une histoire vraie. Le versant proposé de cette Ascension est d’une triste banalité.

lascencion1MA NOTE

0, 5 / 5 

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